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Réflexions

Mardi 20 mars 2007

  Il existe un éventail de niveaux d'importance dans la vie courante. Cela va de savoir comment on va s'habiller le matin à quel est notre rôle sur Terre.

 

  Dans ce blog je parle évidemment des questions existentielles.

 

  J'ai l'impression (à tord?) que si les Hommes s'éveillaient à la Vérité, beaucoup de questions et de problèmes de notre société seraient résolus - le racisme, la peine de mort, le chômage, etc. Néanmoins, cela reste très certainement de l'utopie.

 

  Quelque soit le niveau de bordel dans notre société - ou même dans le monde - il y a quand mêmes des espèces de principes qui demeurent, comme la justice ou les catégories pour citer deux exemples au hasard. Pas facile, car tout est relatif. Oh il y en a certainement pour penser qu'il est quand même nécessaire pour l'Humanité d'établir des règles, pour que la société fonctionne et défendre les droit de chaque Homme. Evidemment je suis d'accord sur ce principe, mais peut-être faudrait-il garder plus souvent à l'esprit cet aspect relatif du monde.

 

  Les circonstances atténuantes ou aggravantes... Que doit-on faire d'un violeur en série qui a de graves problèmes psychiatriques? Le mettre en prison? L'envoyer dans un asile? L'emasculer? Le tuer? La première solution est sans doute la plus "facile" à mettre en oeuvre. La seconde la plus appropriée, mais il soit pris en charge par le corps médical... La seconde est celle désirée par la famille des victimes, voire la solution finale (dans tous les sens du terme). Chaque point de vue se défend plus ou moins. Peut-être n'existe-t-il pas de réponse valable...

 

  Cela se rapproche d'un concepte bouddhiste je trouve : La Vérité relative et la Vérité Absolue. Dans le premier cas, il n'existe pas de réponse toute faite à chaque problème. Peut-être même que parfois il n'y a pas de réponse. Quand au second cas, n'étant pas un Eveillé, je ne peux en parler... J'imagine simplement que la vue erronée étant dépassée, notre vision du monde est différente; les problèmes ne sont donc plus appréhendés intellectuellement de la même façon.

 

  Je parle de ça parce qu'en discutant avec les membres de ma famille de façon séparée, je m'aperçois que chacun a un point de vue particulier sur le comportement des autres (souvent des critiques négatives d'ailleurs, même si ma famille s'entend bien de manière générale). Bizarrement, je n'arrive pas à prendre position, dans la mesure où je comprends le point de vue de chacun. Au final, personne n'a totalement raison et personne n'a totalement tord - sauf cas extrême bien sûr.

 

  Est-ce dans la nature humaine de porter ainsi perpétuellement un regard critique sur les autres, que ce soit sa propre famille, ses collègues ou une "célébrité"? Je trouve ça fatiguant moi. Oh, bien sûr, je porte un jugement et je suis "obligé" d'avoir un regard critique sur ce qui m'entoure. Mais j'ai souvent ce réflexe de prendre du recul, d'essayer de ne pas m'enfermer dans mon ressenti... Bon, ce sont de belles paroles car une fois dans l'auto, je hais le monde entier et chaque manoeuvre des automobilistes qui m'entourent et l'occasion pour moi de déverser ma haine sur eux, comme s'ils s'étaient tous ligués contre moi! C'est mon côté parano, qui pourrit bien ma vie!

 

  Je m'égare encore... Donc même si je ne peux m'empêcher de critiquer intérieurement, au moins je peux certifier que je ne parle pas sur le dos des autres. A vrai dire, je ne parle même pas beaucoup de nature! En tout cas je n'aime vraiment pas critiquer, comploter ainsi avec mes amis sur qui que ce soit. Je n'y arrive pas... C'est tellement facile d'enfoncer quelqu'un quand il n'est pas là, de porter un jugement avec le peu d'éléments que l'on connaît (croyant en plus tout savoir!). Au contraire - je ne dis pas ça pour me lancer des fleurs - j'ai tendance à défendre les absents, même si parfois leurs conneries sont dures à défendre! lol En tout cas, si je critique, j'essaye d'argumenter au maximum, sachant de plus que tout le monde commet des erreurs et qu'il ne faut pas s'y attacher.

 

  A chaque instant de ma vie, je me dis que je suis vois qu'une partie de la réalité, que tout est beaucoup plus complexe (vérité relative) qu'il n'y paraît, qu'il existe toujours un contraire, une compensation pour chaque chose. Même si ça ne fait pas de moi un Bouddha, je crois que cette prise de distance m'aide au moins à préserver un peu mon mental parfois fragile... lol

 

  Bon, ce fût encore un post un peu "fouilli" je pense. Mais il est tard et mes faibles capacités intellectuelles sont bientôt épuisées! J'ai besoin de sommeil.

 

  Je me demande si je vais continuer ainsi : poster ce qui me passe la tête, sans vraiment réfléchir. Ou s'il serait préférable que je trouve un thème pour chaque post, histoire de faire quelque chose de plus propre...

Par Dharma Shishya
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Vendredi 23 mars 2007

Tout le monde se demande comment c'est "après la mort". On va au Paradis ? C'est le trou noir ? On se réincarne ?

C'est drôle, on a tous envie que notre âme "survive" à notre corps... Enfin, ce n'est pas drôle, c'est plutôt logique, humain, c'est l'instint de survie face à la mort.

Moi je me dis : "Et si la Mort c'était comme avant la naissance ?" Vous vous souvenez comment c'était ? Non ? Ben ça sera pareil une fois mort. Plus de conscience. Remarquons qu'un bébé n'a pas peur de la mort : il ne sait même pas ce que ce concept signifie ! Remarquons également que nous "perdons conscience" quand nous dormons - je veux dire par là que nous ne sommes pas conscient du fait que nous dormons. La mort ça pourrait être pareil... Ce que je veux dire par là, c'est que : que la mort soit le vide total (comme avant notre naissance) ou qu'il y ai "quelque chose" comme quand on dort, de tout façon on ne sera sans doute plus conscient au point de se dire : "Tiens, je suis mort..."

La mort fait peur, et je comprends pourquoi tant de personnes se raccrochent à la religion, à quelque chose qui pourrait sauver leur "conscience d'être".

Les maîtres Zen n'ont pas peur de la mort. Peut-être que leur "conscience d'être" a déjà disparue... Au moins ils sont peinards, c'est le cas de le dire !

Par Dharma Shishya
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Vendredi 23 mars 2007

  Je pense qu'il faut arrêter de penser. Mince, du coup je pense !
  Bah, je vais simplement m'asseoir en silence.
  Se détacher de ses pensées, les laisser filer...
  Ne pas s'attacher au fait qu'il faut se détacher de ses pensées...
  Ne pas s'attacher au fait qu'il faut se détacher...
  Ne pas s'attacher au fait...
  Ne pas s'attacher...
  Ne pas
  Ne pas ne pas...
  ...

  Autant laisser courir le vent entre les branches !

Par Dharma Shishya
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Vendredi 30 mars 2007
Par Dharma Shishya
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Vendredi 30 mars 2007

  On a envie d'embrasser la Voie, de se libérer des soucis quotidiens ou des questions existentielles. On réfléchit, on partage avec d'autres, on aiguise ses idées comme des couteaux pour tenter de trancher le voile des illusions...

  Peut-être faut-il simplement poser les armes sur le bord du chemin et respirer un coup. Peut-être finira-t-on par "ressentir" la nature du voile (sunyata), ni pareille, ni différente de celle de la délivrance...

Par Dharma Shishya
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