J’étais surpris de voir autant de commentaires concernant mon dernier post ! Trois ça peut paraître peu, mais ça m’a troublé… Surtout, je ne pensais pas susciter une telle réaction comme celle d’Ambre. J’allais donc ajouter un commentaire… mais le bouleversement qui s’est opérée en moi est tel que j’en fais un nouvel article.
Je suis sincèrement désolé, Ambre, si mes propos t’ont "choqué". Ils sont sans doute maladroits, car ils n’ont pas réussi à retranscrire le fond de ma pensée. J’ai la naïveté de croire qu’une personne comme Marc a une idée de ce que je ressens, de ce que je recherche et quelle est la couleur de mon esprit (même si je suis encore loin de son épanouissement spirituel).
Etre c’est "chaud", "coloré", "étourdissant" ? Oui… mais pas toujours. Je ne suis pas un optimiste qui pense que la vie est belle, ni un pessimiste qui pense que la vie est triste. Je cherche la voie du milieu, où l’on accepte les choses telles qu’elles sont, et surtout leur impermanence.
Donc, oui, je pense que l’être est futile, éphémère… mais cela n’enlève en rien sa force intérieure et la beauté qu’il peut engendrer. C’est là sans doute un grand paradoxe de l’Homme ; il est capable du pire comme du meilleur durant sa courte vie.
Je ne cherche pas à dater la première pensée, c’était une façon de parler.
Je me mettais à la place d’une personne qui chercherait concrètement et par la logique à dater l’existence d’un être… pour prouver qu’on ne peut y parvenir. Et donc, si on ne peut dater le commencement de l’existence d’un être, c’est qu’il n’existe pas… relativement ! Car il ne faut pas tomber dans l’excès de "je suis" ni dans l’excès de "je ne suis pas".
L’accouchement est bien un "passage" (de l’utérus au monde "extérieur"). Je ne parlais pas ici de la vie intra-utérine qui a sans doute une influence sur la vie humaine (ça je ne le nie pas).
Le sommeil est une forme de comas pour moi, car nous "perdons conscience"
(d’une certaine façon) dans les deux cas. En tout cas je verrais ça comme cela tant que n’arriverais pas à me dire en dormant "tiens, je dors là !".
Nous ne sommes bien, alors, que de simples "machines biologiques" – qui respirent, rêvent, etc. certes – mais il n’y a rien de péjoratif là dedans.
Il ne faut pas dénigrer le côté "mécanique" et "grossier" de l’Homme, comme il ne faut pas aduler à l’extrême son esprit. Les deux ne sont peut-être que les faces d’une même réalité, comme la joie et la tristesse…
Je ne résume pas la vie à la conscience. Encore une fois, j’essayais simplement de démontrer que l’on peut ne mesurer, dater, quantifier, etc.
la conscience. Cela reste abstrait car la nature de la conscience c’est la vacuité (sunyata). Je m’avance ? C’est comme ça que j’ai compris le peu de choses que j’ai réussi à tirer des propos de Nagarjuna. En même temps, je ne m’y attache pas non plus…Mais je "ressens" une profonde vérité, difficile à traduire par des mots, car ces derniers amènent forcément les catégories (bien, mal, beau, moche) subjectives fabriquées par l’Homme pour ranger ses idées.
Je reste persuadé (à tord ?) que nous ne sommes plus celui que nous avons été, ni celui que nous serons. Nos cellules aurons changé, nos idées, nos objectifs, nos sentiments, etc. aussi. Tout change à chaque instant. Mais cette "dissolution" de l’être humain – je le répète – n’enlève en rien ses qualités.
"Dharma Shishya" signifie (pour moi) "disciple du Dharma".